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Environnement


Sophie Méresse, conseillère municipale déléguée au développement durable et à l'embellissement nous rappelle qu'avec le printemps, ce sont aussi certaines espèces animales ou végétales dangereuses pour notre santé qui réapparaissent.

Le moustique tigre

Aedes albopictus de son vrai nom, le moustique tigre est originaire d'Asie et se distingue des autres moustiques par sa coloration contrastée noire et blanche. Il prolifère de manière significative et on le trouve désormais dans 51 départements. De très petite taille comparativement aux moustiques "communs" il est particulièrement nuisible : ses piqûres interviennent principalement à l'extérieur pendant la journée, avec un pic d'agressivité à la levée du jour et au crépuscule. Il peut être "vecteur" de la dengue, du chikungunya et du zika s'il pique une personne contaminée, malade ou non. Il devient aini capable de transmettre la maladie en piquant ensuite des personnes saines. Le moustique tigre se développe surtout en zone urbaine, dans de petites quantités d'eau, et se déplace peu au cours de sa vie.
Site pour signaler sa présence : signalement-moustique.fr

Quelques gestes simples pour éviter sa prolifération
Les produits anti-moustiques (insecticides et répulsifs) ne permettant pas d'éliminer durablement les moustiques, il est nécessaire de limiter leurs lieux de ponte et de repos. Supprimer les gîtes larvaires, c'est supprimer toute eau stagnate à votre domicile et autour :
- couvrir, supprimer ou vider régulièrement les petits récipients pouvant contenir de l'eau dans les jardins,
- vider les vases, les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable humide,
- ranger à l'abri de la pluie tous les stockages pouvant contenir de l'eau : pneux, bâches plastique, jeux d'enfants, mobilier de jardin....
- prévoir une pente suffisante pour que l'eau ne stagne pas dans les gouttières et les curer, veiller à la bonne récupération de l'eau de pluie
- couvrir les bidons de récupération d'eau de pluie
- élaguer, débrousailler, tailler, ramasser les fruits tombés, les déchets végétaux, éviter les sources d'humidité

Ces gestes simples réduisent efficacement le risque de présence du moustique à proximité du domicile. Ils sont indispensables pour limiter la prolifération des moustiques et protéger votre entourage.

Le frelon asiatique

Zoom"Le frelon asiatique poursuit sa progression sur le territoire rhônalpin. Outre la problématique liée à sa présence sur les zones urbanisées, il représente une véritable menace pour la biodiversité (1) et la santé des abeilles (2).

Plan de surveillance et de lutte régional
Un dispositif de surveillance et de lutte, piloté par la FRGDS (3), en partenariat avec la FREDON (4), vise à repérer et faire détruire les nids par des entreprises spécialisées avant la sortie des fondatrices (à la fin de l'automne), afin de maintenir la population de frelons asiatiques à un niveau acceptable.

Deux types de nids peuvent être observés :
Les nids primaires : visibles dès les premiers beaux jours, au printemps
Les nids secondaires : visibles dès le début de l'été, correspondant à une délocalisation de la colonie qui abandonne le nid primaire, trop petit.
Comment signaler un individu ou un nid ?
Toute personne suspectant la présence d'un frelon asiatique est invitée à en faire le signalement soit :
Sur la plateforme de signalement en ligne : frelonsasiatiques.fr
En téléchargeant l'application mobile "Frelon Asiatique"
2018 : progression forte du nombe de nids découverts.
Sur l'ensemble de la région Rhône-Alpes, le nombre de nids observés en 2018 est de 1360 contre 414 en 2017. Les conditions climatiques de l'année semblent avoir été favorables au prédateur. Il poursuit sa progression dans la Drôme, 393 nids recensés ayant été détruits en 2018 contre 121 en 2017."

(1) Règlement UE 2016/1141 de la Commission du 13 juillet
(2) Arrêté du 26 décembre 2012
(3) FRGDS : Fédération Régionale des Groupements de Défense Sanitaire
(4) FREDON : Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles

Section apicole GDS Rhône Alpes

L'Ambroisie

L'ambroisie à feuilles d'armoise a déjà largement colonisé notre territoire et la Région Auvergne Rhône Alpes est la plus touchée. Son pollen provoque chez de nombreuses personnes des réactions allergiques importantes. Elle est également source de nuisances pour les agriculteurs, car elle concurrence certaines de leurs cultures.
Comment la reconnaître ?
Sa morphologie se transforme au cours de son développement pour donner, au moment de la floraison, un buisson qui peut atteindre plus d'un mètre de haut.
Ses feuilles sont caractéristiques : profondément découpées :
- vertes sur les deux faces
- absence d'odeur aromatique, contraitement à l'armoise annuelle
- la tige est plutôt rougeâtre et couverte de poils blancs (tige rouge)
L'ambroisie peut être confondue avec l'armoise vulgaire
Comment lutter contre sa prolifération ?
Il faut distinguer la luttre préventive pour empêcher l'apparition de la plante en évitant la dispersion des graines et la pousse de cette plante : par exemple en limitant les déplacements de terre, en mettant en place un couvert végétal sur les terrains nus ou en friche, de la lutte curative pour empêcher l'émission de pollens et réduire les stocks de graines dans les sols (en éliminant l'ambroisie quand elle est déjà présente).

Les bons réflexes :
Si à la belle saison, vous croisez des plants d'ambroisie, arrachez-les. Si cela n'est pas possible, alertez votre mairie, le référent communal ou utilisez la plateforme :
www.signalement-ambroisie.fr ;
par tél : 0 972 376 888,
ou par mail : contact@signalement-ambroisie.fr

Ensemble ne la laissons plus fleurir
Attention DANGER : Eviter les interventions lorsque la plante est en fleur !
Si nécessaire protégez-vous lors des travaux d'élimination de l'ambroisie (arrachage notamment) en utilisant du matériel adapté : gants, lunettes et masque lors de la floraison.
Hors période de floraison, une paire de gants suffit.

Vers une réduction de l'utilisation des pesticides

Depuis le 1er janvier 2017, l'utilisation des pesticides dans les collectivités est fortement limitée.
Une évolution de la réglementation qui, dans notre commune, a été anticipée.
Sophie Meresse, conseillère municipale en charge de l'embellissement et de l'aménagement urbain et Thierry Bricon, chef d'équipe des espaces verts des services techniques de la commune répondent à nos questions concernant cette évolution importante.

Que dit la loi ?
Fongicides, insecticides, herbicides traditionnels ne peuvent plus être utilisés par les services municipaux depuis le 1er janvier 2017
La loi prévoit dans un 1er temps l'interdiction de l'utilisation des pesticides (produits phytosanitaires de synthèse) dans les espaces publics dès le 1er janvier 2017 (au lieu de 2020, comme initialement prévu) : Etat, collectivités locales et établissements publics ne peuvent plus employer de produits phytosanitaires sur les voieies, dans les espaces verts, les forêts et les promenades ouvertes au public. Cette mesure s'inscrit dans le respect des décisions prises au niveau du Grenelle Environnement relatives à la restauration de la biodiversité et fait suite au plan Ecophyto 2018 lancé en 2008 pour diminuer de 50% en 10 ans le recours aux produits phytosanitaires tout en assurant un niveau de production élevé.

Si les herbicides traditionnels ne peuvent plus être utilisés, comment va être traité le désherbage de l'espace public à Donzère ?
Il faut préciser que quelques produits non nocifs ni toxiques pour la santé et l'environnement restent autorisés. Ce sont les produits de biocontrôle homologués. Malheureusement, ils sont très onéreux et beaucoup moins efficaces. Par ailleurs, la loi prévoit deux exceptions à l'utilisation de l'herbicide chimique : les cimetières et les terrains de sport.
A Donzère, nous avons choisi d'adapter et de développer nos méthodes actuelles : désherbage du cimetière et des terrains de sports avec des produits autorisés et arrachage mécanique ou manuel ailleurs.

Qu'est-ce que cela va changer au niveau paysager ?
2017 sera une année test. Une entreprise sera chargée de traiter le cimetière et les terrains de sport avec les produits autorisés. Pour le reste du domaine public, l'arrachage mécanique ou manuel sera effectué par les équipes municipales afin de ne pas accroître les dépenses de la commune. L'ensemble du domaine public sera désherbé mais les équipes ne pourront intervenir en même temps partout. Le nombre de mètres carrés à sésherber par leurs soins sera en effet quatre fois plus important qu'en 2016. Il est donc vraisemblable que les quartiers n'auront plus le même aspect qu'auparavant. Ils seront désherbés les uns après les autres, il conviendra donc que chacun patiente un peu en attendant la venue des équipes dans son quartier.
Par ailleurs, depuis plusieurs années, la conception des aménagements paysagers a évolué. Le paillage est privilégié, ainsi que les plantes couvre-sols ; cela évite la prolifération de "mauvaises herbes". Le choix d'espèces résistantes et la diversité d'essences végétales limitent les maladies. Nous allons poursuivre dans cette voie, en accentuant nos efforts. C'est l'image même des espaces verts en ville qui va être modifiée. Un changement dans nos mentalités doit se faire pour accepter la présence d'une biodiversité ordinaire au pied des arbres et des trottoirs sans l'associer à une perception négative de "mauvaises herbes", et apprécier les plantes spontanées comme un élément de la nature.